Travaux d’étudiants

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24 octobre

Julie Salou

Paon Orage Lévitation


Le plumage gris et vert du paon

Partenaire de la lévitation

Se détache du noir de l'orage


Pareil au grondement de l'orage

Loin d'une adroite lévitation

Epuisant est l'envol du paon


Dans son envol le paon

Sort de sa lévitation

Ecrasé par la moiteur de l'orage.

23 octobre

Margaux Bordet

À partir des mots

Bannière Exaspéré Torrent



La foule déferle comme un torrent,

Autant de slogans que de bannières,

Ceux qui assistent sont exaspérés.


Ils disent : « Pour si peu, c’est la croix et la bannière ! »

Mais des revendications exaspérées,

Il en pleut à torrent.


Finalement, tout le monde sera exaspéré,

Quand traîneront à terre, innombrables et grises, les bannières,

Et que les idées seront noyées dans un très politique torrent.

18 octobre

Enseignante







Catherine WEINZAEPFLEN


BIBLIOGRAPHIE

Poésie
L'EAU JAUNE Editions Traboule 1976
DANS LE TEXTE Editions La Main Bleue 1977
LA DISTANCE INTIME Editions Coprah 1977
CRACHER L'AFRIQUE Atelier de l'Agneau (Belgique) 1980
LES MAISONS Spectres Familiers 1989
LES MAINS DANS LE JAUNE ABSENT suivi de YORK & Le Scorff 2000
LE TEMPS DU TABLEAU Editions Des femmes-Antoinette Fouque 2008
ODE A UN KANGOUROU Editions de l'Attente 2012

In Anthologies : « Poé/tri » Editions Autrement/Littératures 2001
« Potlatch (es) » Biennale internationale des Poètes en Val de Marne /Farrago 2004


Prose
ISOCELLES Editions Des Femmes 1977
LA FARNESINE, JARDINS Editions Des Femmes 1978
PORTRAIT ET UN REVE Editions Flammarion 1983 (Prix France Culture)
AM SEE Editions Flammarion 1985 ( épuisé)
TOTEM Editions Flammarion 1985 (sélectionné pour le Prix Médicis)
L'AMPLEUR DU MONDE Editions Flammarion 1989
D'OU ETES-VOUS? Editions Flammarion 1992
ISMAELA Editions L’Atelier des Brisants 2002
ALLEE DES GEANTS Editions L'Atelier des Brisants 2003
AM SEE Editions L'Atelier des Brisants (réédition ) 2003
(les 3 derniers titres sont parus dans la collection Comme dirigée par Bernard Noël)
LA PLACE DE MON THEATRE Farrago 2004
ORPIMENT Editions Des Femmes –Antoinette Fouque 2006
AM SEE Editions Des femmes- Antoinette Fouque 2007 (réédition)
CELLE-LA Editions Des Femmes-Antoinette Fouque 2012

Théâtre
DANUBE JAUNE (commande de la Comédie Française)
mis en scène au Centre Pompidou 1985

Cinéma
AVENUE OF THE GIANTS ( scénario / production USA) adaptation du roman ALLEE DES GEANTS

Chronique "Cinéma & cinémas" dans la revue Action Poétique (2003 – 2005)

Radio
LA PAROLE NOMADE France Culture 1979 (dramatique de 1h 30/ texte publié sous le titre AM SEE)

Textes
"Entre ON et OFF" in MARGUERITE DURAS Editions Albatros 1975
"Fin de repas à China Cafe" in MANGER Editions Yellow Now 1980 (épuisé)
“Las Piedras Beach” in POE/TRI Editions Autrement 2001

Dans les revues :

Minuit / Traverses / Autrement (PARIS Mode d'emploi) / Première Livraison / Anima / Land / Incendits (Belgique) / Recueil / Jungle / Faire-Part / Murs murs / Temporali (Italie) / If (n° 20, 24) / Action Poétique (n° 167)...


Traductions
de l'anglais
UNE LUNE POUR LES DESHERITES de O'Neill (mis en scène par Alain Françon au Festival d'Avignon et au Théâtre de Chaillot) 1987
LE FILON de Tom Raworth Editions CIPM/Spectres Familiers 1991
Poèmes de Elizabeth Bishop, IF n° 22
Poèmes de Denise Levertov, Action Poétique n° 173

de l'allemand
LE BONHEUR SUR LA COLLINE de Margret Kreidl ( traduction collective ) Editions Al Dante
Poèmes de Rose Ausländer, IF n° 27

Prix littéraires
Prix France Culture 1983 pour PORTRAIT ET UN RÊVE
Bourse de la Fondation Del Duca 1985
Prix Brantôme 2006 pour ORPIMENT

Lectures sur Internet
HYPERLINK "http://www.liberation.fr" www.liberation.fr/culture/livre (Bibliothèque des voix)


A créé et codirigé la revue LAND ( 1981 – 1984 )
Membre de la Commission Poésie du CNL ( 2003 - 2006 )











18 octobre

Benjamin Roussin

3 mots : bolduc / logorrhée / pampa


( les vers sont des décasyllabes )



Autour du cou un ruban de bolduc

Nulle autre envie d'entendre tes logorrhées

Egarés dans le coeur de la pampa,

Peu de bruits, perverse agonie, bolduc

Je serre. Enfin j'enterre tes logorrhées.


Jouissance profonde, rouge sang est le bolduc

Répandant une tache ocre dans la pampa

Personne autour, plus aucune logorrhée

Je me sens désert sans tes logorrhées

A moi, autour de mon cou le bolduc !

28 septembre

#40 L'espace et son double

Automne 2014
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27 septembre

Nicolas Dinjeart

Une vibration, brève, sèche, brutale, éclate, dans ma tête.
Au bout du couloir, ma mère me demande si j’ai bien cours ce matin.
La réalité vient de réapparaître comme les phares d’une voiture au détour d’un virage. D’un coup, mes paupières s’ouvrent, mes rétines se referment. La lumière écrase l’obscurité.
Je réponds à ma mère à travers ma porte fermée : « A 9h ce matin ! »
Mon volet encore fermé, mitraillé de lumière, laisse passer par ses trous de fins faisceaux qui viennent éclairer la chambre d’une multitude d’impacts.
L’accumulation de fatigue et le peu de repos m’enfoncent de toute ma masse dans mon matelas et empêchent mon corps d’obéir à mon cerveau.
Je me hisse péniblement hors de mon lit et chancelle d’un pas douteux jusqu’à ma fenêtre. En s’ouvrant, mon volet laisse entrer la charge de lumière orange du soleil, décapitant les démons de la nuit.
Là, je suis levé ; pas réveillé mais debout.
Je marche dans le couloir jusqu’à la cuisine. Mes parents ont déjà fini leur petit déjeuner. C’est dur aujourd’hui !
Le manège quotidien se met en route ; lait, bol, micro-onde, verre, jus de raisins, tartine, grille pain, pâte à tartiner, banania, on engloutit le tout et c’est reparti pour un tour.
La douche matinale est mon seul remède à cet effet narcoleptique. Je m’habille, prends l’ascenseur et descends au sous-sol. Le parking est vide, il n’y a personne. Tout en marchant vers ma moto, je repense à l’époque où la gardienne était encore là.
Je me dis une fois de plus que depuis qu’elle n’est plus là, l’immeuble a perdu son âme. Il n’est plus qu’un grand bloc de béton vide et creux.
J’enjambe la selle de ma moto, démarre et me mets en route pour traverser Paris. Comme d’habitude, c’est le bordel. Je me faufile, accélère, freine, tourne, anticipe,

réfléchis. Cette circulation au milieu de ce bazar sans nom, c’est comme un mécanisme où si une seule pièce ne fait pas son travail correctement, tout se casse la gueule.
L’un des rares moments où je ne pense plus à rien et suis uniquement concentré sur ce que je fais. Un sentiment de liberté où d’une certaine manière, notre tête est vide et où l’on profite de l’instant présent, tant qu’il dure. « Brûlons la chandelle par les deux bouts, même si elle brûle vite au moins elle éclaire bien. »

J’arrive devant l’école ; encore une fois, les mêmes gestes, les mêmes mouvements.
Je gare la moto et là, à nouveau, la réalité me rattrape. Pour le moment, l’ascenseur marche encore. Je monte au 6
ème étage pour me rendre compte que j’ai cours au 5ème. Je descends les quelques marches et la journée commence ou recommence, je ne sais plus.


10 septembre

# 11 Bioclimatic

Cours inaugural
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9 septembre

# 39 Pavillon de thé

Tadao Ando
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5 septembre

#38 Japonisumu

Japonisme
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