Travaux d’étudiants

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28 septembre

#40 L'espace et son double

Automne 2014
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27 septembre

Nicolas Dinjeart

Une vibration, brève, sèche, brutale, éclate, dans ma tête.
Au bout du couloir, ma mère me demande si j’ai bien cours ce matin.
La réalité vient de réapparaître comme les phares d’une voiture au détour d’un virage. D’un coup, mes paupières s’ouvrent, mes rétines se referment. La lumière écrase l’obscurité.
Je réponds à ma mère à travers ma porte fermée : « A 9h ce matin ! »
Mon volet encore fermé, mitraillé de lumière, laisse passer par ses trous de fins faisceaux qui viennent éclairer la chambre d’une multitude d’impacts.
L’accumulation de fatigue et le peu de repos m’enfoncent de toute ma masse dans mon matelas et empêchent mon corps d’obéir à mon cerveau.
Je me hisse péniblement hors de mon lit et chancelle d’un pas douteux jusqu’à ma fenêtre. En s’ouvrant, mon volet laisse entrer la charge de lumière orange du soleil, décapitant les démons de la nuit.
Là, je suis levé ; pas réveillé mais debout.
Je marche dans le couloir jusqu’à la cuisine. Mes parents ont déjà fini leur petit déjeuner. C’est dur aujourd’hui !
Le manège quotidien se met en route ; lait, bol, micro-onde, verre, jus de raisins, tartine, grille pain, pâte à tartiner, banania, on engloutit le tout et c’est reparti pour un tour.
La douche matinale est mon seul remède à cet effet narcoleptique. Je m’habille, prends l’ascenseur et descends au sous-sol. Le parking est vide, il n’y a personne. Tout en marchant vers ma moto, je repense à l’époque où la gardienne était encore là.
Je me dis une fois de plus que depuis qu’elle n’est plus là, l’immeuble a perdu son âme. Il n’est plus qu’un grand bloc de béton vide et creux.
J’enjambe la selle de ma moto, démarre et me mets en route pour traverser Paris. Comme d’habitude, c’est le bordel. Je me faufile, accélère, freine, tourne, anticipe,

réfléchis. Cette circulation au milieu de ce bazar sans nom, c’est comme un mécanisme où si une seule pièce ne fait pas son travail correctement, tout se casse la gueule.
L’un des rares moments où je ne pense plus à rien et suis uniquement concentré sur ce que je fais. Un sentiment de liberté où d’une certaine manière, notre tête est vide et où l’on profite de l’instant présent, tant qu’il dure. « Brûlons la chandelle par les deux bouts, même si elle brûle vite au moins elle éclaire bien. »

J’arrive devant l’école ; encore une fois, les mêmes gestes, les mêmes mouvements.
Je gare la moto et là, à nouveau, la réalité me rattrape. Pour le moment, l’ascenseur marche encore. Je monte au 6
ème étage pour me rendre compte que j’ai cours au 5ème. Je descends les quelques marches et la journée commence ou recommence, je ne sais plus.


10 septembre

# 11 Bioclimatic

Cours inaugural
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9 septembre

# 39 Pavillon de thé

Tadao Ando
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5 septembre

#38 Japonisumu

Japonisme
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