Fabienne Bulle

Architecture
Cycle 2

Agence Fabienne BULLE architecte

http://www.fabiennebulle.com

Présentation

Fabienne Bulle est née le 18 juin 1953 à Bourges dans le Cher. Elève de l’ESA, elle découvre le plaisir de la mise en œuvre des matériaux et devient architecte DESA en 1977. De 1981 à 1987, elle anime l’antenne pédagogique de l’ESA à Bourges. En 1982, à Bourges, elle fonde une agence avec J.-M. Brinon, lui aussi architecte DESA. A partir de 1995, et installée à Gentilly, Fabienne Bulle développe son activité seule et forme une équipe de collaborateurs. En 2002, l’atelier s’installe à Montrouge et développe entre autre une réflexion et une pratique de la construction en ossature bois ainsi que la démarche HQE dans le domaine public.

Fabienne Bulle conduit personnellement chaque projet avec un collaborateur qui initie la première approche, l’étude du contexte urbain, du milieu physique et des fonctionnalités. Etablir l’état des lieux est essentiel : il est l’objet d’une figuration par le dessin, ainsi que d’une interprétation par la maquette. Le chantier reste pour Fabienne Bulle l’enjeu majeur, la phase qu’elle ne délègue jamais complètement. C’est aussi là qu’elle ressent la plus grande part du plaisir de l’acte de construire dans l’accomplissement du détail désiré. Les détails doivent exprimer ce que demande l’idée fondatrice du projet à l’endroit concerné de l’objet architectural. Les détails emmènent le projet dans son propre esthétisme, ils conduisent à la compréhension du tout.
Membre titulaire de L’Académie de l’Architecture
Lauréat au Prix AMO 2012
Nominée au Prix Européen Mies Van Der Rohe 2013
Nominée au Prix femmes architectes 2013

Enseignements

Intitulé et discipline : Matières des milieux, Atelier d’architecture
Cycle et niveau Grade 2, semestres 7 et 8

Objectifs / Sujet / contenu

La matière d’une ville est une expression manifeste de l’épreuve des sédimentations et interactions spatiotemporelles qui l’ont traversée et constituée. Cette matière vive est une résistance et ressource propre qui a des caractéristiques que nous n’inventons pas, mais qu’il importe à la fois de révéler et réinventer. Si les lieux sont singuliers, c’est grâce à leurs matières et leurs imaginaires, ce qu’ils comportent d’histoires, d’échanges et de métamorphoses, mais aussi par les mille liens et plus encore qui font monde.
Dans le contexte du développement durable, il s’agit de repenser la fabrique du projet dans ce rapport d’inter-milieux où s’entrelacent réel, imaginaire et symbolique. Alors que la science des Temps modernes avait construit une représentation de la nature en tant qu’automate mécanique lié à des lois universelles, l’attention se focalise au XXIe siècle sur la nature en mouvement qui est celle aussi de la géologie et du vivant, celle des flux, de l’énergie, de l’aléatoire, du multiple. Forte inflexion qui valorise la rencontre des puissances tectoniques, biologiques et culturelles. Ainsi les expérimentations architecturales d’éco-ménagement alliant économie, éthique et esthétique du construire participent au rétablissement d’une osmose régénératrice de la cité entre artefact et nature.
Dans cette perspective, notre proposition pédagogique pour le master, porté par Fabienne Bulle (Architecte), Serge Joly (Architecte), Philippe Cœur (Ingénieur Structure), Chris Younès (Psyco-Sociologue et docteur HDR en philosophie) favorise une co-production collaborative associant étroitement séminaires et atelier d’architecture autour du thème « transition environnementale et innovations construites ».
Il s’agit d’engager de manière simultanée et corrélée l’acquisition de connaissances, la réflexion théorique et l’expérimentation pratique à grande échelle ; de construire une pédagogie du penser et du faire ; d’adjoindre au développement des idées, la manipulation des matières pour retrouver une prise écoresponsable.
La compréhension des milieux d’interventions et la manipulation des ressources en matières naturelles (animales (laines, cuirs), végétales (bois, fibres, pailles, roseaux, papiers, cartons,…) et minérales (pierres, terre cuite et crue, bétons de site)) sont les axes associés de cet enseignement qui vise la production d’une architecture innovante et responsable. Cette expérimentation pédagogique s’inscrit (pour le semestre hiver 2015) dans le cadre du concours « BATIMENTS BIOSOURCES 2015 » porté par la société coopérative Karibati qui fédère au niveau national les filières de matériaux de construction biosourcés, en lien étroit avec le Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, le Ministère du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité et le Ministère de la culture et de la communication.

Thèmes développés :
La localité.
La matière disponible.
L’architecture, réalité d’un territoire.
Réarticuler l’acte de concevoir à l’acte de bâtir.
La matérialité : une expérience sensorielle et existentielle.
Transformer la matière : repenser l’écologie autour des ressources des milieux

Critères et modalités d’évaluation

- Capacité à comprendre et saisir les enjeux d’un contexte local.
- Capacité à s’engager dans une problématique du devenir.
- Capacité à développer une stratégie de projet architectural à travers les outils et méthode formulés.
- Capacité à développer une position personnelle, autonome, expérimentale et inventive face aux milieux.
- Capacité à faire le lien entre la stratégie du projet et l’acte de fabrication.

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