Ciné-Club - "Un condamné à mort s’est échappé" de Robert Bresson (1956)

2012-09-26 19:00:00

Amphi Cinéma - École Spéciale d’Architecture

Cycle du Ciné club du semestre automne/hiver 2012 :
« Surveiller et punir » : Regard sur l’enfermement carcéral au cinéma 2

"Un condamné à mort s’est échappé est une adaptation cinématographique réalisée à partir des Mémoires d’André Devigny. En 1943, le lieutenant Fontaine est arrêté et interrogé par la police allemande pour actes de résistance, il est incarcéré au Fort de Montluc dans la région lyonnaise.
Au cours de son transfert, il tente une évasion improvisée en sautant de la voiture conduite par un S.S. Il est immédiatement repris. Fontaine ne se fait alors aucune illusion sur son sort. On l’enferme dans une cellule d’où il va, patiemment, obstinément, élaborer un plan pour s’échapper.
Avec tout ce qu’il trouve autour de lui, il façonne une corde et des crochets. S’étant débarrassé de ses menottes à l’aide d’une épingle, ayant transformé sa cuillère en outil, il entreprend de démonter la porte de son cachot. Il fait part de ses intentions aux rares détenus qu’il peut aborder aux heures de promenades et à la toilette.
Convoqué au siège de la Gestapo, les autorités lui apprennent sa condamnation à mort. Il est surpris et mécontent de s’apercevoir, lorsqu’il regagne sa cellule, qu’un autre détenu la partage. Fontaine s’interroge sur cette arrivée soudaine. Peut-il lui faire confiance ? Doit-il le tuer, ou s’évader avec lui ? D’entrée, le témoignage se veut véridique. Robert Bresson enferme prisonnier et spectateur dans cet espace clos où le plan se fait volontairement captif.
La délimitation du cadre par les barreaux de la prison ou l’encadrement des fenêtres morcelle délibérément le corps et piège les personnages dans la captivité. Ici l’ouïe est brusquée plus qu’ailleurs par le retour obsédant des mêmes bruits carcéraux.
Aux aguets de la moindre information, tourné délibérément vers le hors-champs, il détecte jour et nuit la durée, la fréquence, l’intensité des moindres bruits pour mieux les analyser.
Le désir d’évasion de Fontaine est avant tout un combat individuel, contre lui-même. Agir, c’est retrouver sa dignité d’homme et le sentiment de son existence, en refusant la fatalité et le sentiment d’impuissance qui étreignent la plupart des prisonniers."

En savoir plus : http://net.esa-paris.fr/groups/cineclubdelesa/
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