Exposition - Atelier Jorge Ayala à la Galerie d’Architecture

2010-07-08 00:00:00

Du 8 au 10 juillet 2010, à laGalerie d’Architecture, Paris

LANDSCAPE URBANISM _ Ecole Spéciale d’Architecture Paris, par Jorge Ayala - Travaux d’étudiants

La principale motivation à commencer Landscape Urbanism en France était de pouvoir voir le PAYSAGE, non pas comme un art scénographique, qui embellit, qui amène du vert et de la nature en ville, mais plutôt comme un modèle de connectivité, de rapport aux échelles et d’opérations temporelles à travers lesquelles l’URBANISME est conçu et engagé comme une écologie complexe.
La compréhension des processus naturels et artificiels – tangibles, intangibles et immatériels (tels que cycles naturels, mois critiques, populations, valeur des sols, zones affectées) est capital, autant pour le degré de contrôle spatial qu’il offre aux grandes échelles urbaines que pour la façon par laquelle se fait l’intégration de ces systèmes de croissance avec le développement de chaque projet.

Landscape Urbanism (Paysage Urbanisme) est une critique implicite de l’inhabilité de l’architecture et de l’urban design à proposer des réponses compétentes - au delà de l’esthétique - aux dynamiques de l’urbanisme contemporain.

Jorge Ayala, Architecte DPLG, dirige le programme Landscape Urbanism au sein de l’Ecole Spéciale d’Architecture.

Liquid Urbanism, 13ème arrondissement/ Charenton le Pont, Ingrid Diaz
La thématique du Grand Pari(s) ouvre de nouvelles réflexions sur la ville et ses zones périurbaines. Liquid Urbanism traite la porosité dans la ville.
Ingrid Diaz établit alors plusieurs scénarios prospectifs où les conditions météorologiques s’intensifient : montées du niveau de la Seine, débordement de la Seine, désastre naturel. Le niveau du fleuve augmente selon des crues saisonnières.

L’enjeu est d’élaborer une stratégie de coexistence entre le tissu urbain et l’hydrographie présente. Le site s’étend de la Gare de Lyon et la Gare d’Austerlitz pour serpenter le long des faisceaux de voies ferrées jusqu’au sud de Charenton-le-Pont. L’enseignement de Landscape Urbanism de l’Ecole Spéciale d’Architecture a permit d’agir sur un site à fort potentiel sociogéographique selon des conditions de probabilités réalistes.
Par le biais des hypothèses de propagation et un catalogue de performances de canalisations des eaux, une nouvelle typologie d’urbanisme paysager est proposée. Il s’agit d’insérer un maillage, prototype émergeant comme la topographie artificielle du site donné qui relie les deux rives et ses variables de densités.
L’objectif de l’intervention est de développer des conditions spatiales liées au traitement des eaux avec un réseau de circulation piétonne et cycliste.

Designing Soil-in, Esplanade de la Défense, Nicolas Grillet
La Dalle de la Défense constitue un des endroits morphologiquement les plus complexes du Grand Paris. Depuis 1970, l’urbanisme de la Défense a été façonné par un agenda économique et non par les processus naturels et écologiques existants. Les espaces privés de l’ensemble de l’Esplanade sont dessinés par le flair personnel de quelques architectes dans l’unique but d’abriter le pouvoir économique. Ils reflètent la culture urbaine du niveau socio-économique de la Défense actuel.

Designing Soil-in clame que les formes urbaines et les processus environnementaux se doivent d’être compatibles. Pour son projet, Nicolas Grillet propose la liaison des flux existants de la Défense - avec comme point de départ les circulations verticales des tours - pour générer un seuil dynamique et unique, dans le but de promouvoir les ergonomies d’un sol commun.

Cette nouvelle condition performante du sol est matérialisée par un design en forme de plis prototypiques, proposant une série de promenades, parcours et connections à plusieurs vitesses, intrinsèques au réseau existant de transport public et aux accès aux tours.
Ce prototype, sous la forme d’un polygone tridimensionnel à quatre cotés et en torsion, délivre fonctionnalité et programmation : abri de bus, abri de sécurité et à la fois dispositif d’éclairage naturel pour les niveaux inférieurs de la dalle.

Ecosystèmes Modulables, Ile Saint-Denis, Etienne Gozard
Seule commune insulaire du Grand Paris, l’Ile Saint-Denis compte aujourd’hui une population de soixante douze mille habitants. L’île s’étend sur huit kilomètres de long et deux cent mètres de large, néanmoins soixante dix sept hectares du territoire de l’île sont des terres submergées, soit plus de quarante pour cent de la commune.
Résultants d’une importante activité industrielle passée, les espaces résiduels, terrains vagues, sols et eaux sont fortement pollués.

Ecosystèmes Modulables est construit comme une hyper-structure paysagère. Stratégiquement identifiable, elle est planifiée pour sauvegarder divers processus appartenant au paysage naturel-biologique et artificiel local.

Le projet fonctionne comme un instrument efficace de croissance remédiant l’urbanisation informelle et irrégulière, contexte de la banlieue parisienne. Etienne Gozard spécule et vise à planifier en projetant des scénarios plausibles, en anticipant sur l’échelle, le contexte et la configuration des futurs patrons morphologiques urbains.

Ecosystèmes Modulables est une stratégie d’aménagement du sol capable d’exploiter la surface réduite de l’Ile Saint Denis tout en préservant de manière efficace les écosystèmes locaux (flore et faune) et en mettant au service de la population les cycles naturels de l’ile.

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