Tae-Hoon Yoon

Atelier d’Architecture
Cycle 2

Présentation

Né en Corée du Sud, Tae Hoon Yoon passe sa petite enfance à Séoul et arrive en France à l’âge de onze ans. Il grandit en banlieue parisienne et c’est à l’École nationale d’architecture de Paris Belleville qu’il étudie l’architecture. Diplomé en 2004, il travaille d’abord chez ECDM, puis chez Christian Devillers où il se familiarise avec le projet urbain et pratique l’architecture et l’urbanisme dans une dynamique multiscalaire de regards croisés. Lauréat en 2006 de la 8e session d’Europan sur le site Saint-Sauveur à Lille, il fonde sa propre agence la Société d’Architecture Tae Hoon Yoon (SATHY). Il développe des projets partout en France pour des maîtres d’ouvrage publics ou privés et des programmes variés : des projets d’architecture, d’urbanisme et de processus participatif avec les habitants dans des contextes tous très différents. Habitué à croiser les échelles et à composer avec des points de vue multiples, Tae Hoon Yoon développe une approche transversale du projet qui synthétise les enjeux de la société contemporaine : comment construire pour tous ? Comment développer le sentiment d’urbanité hors des centres constitués ? Comment construire la ville durable et faire de l’usager, de l’habitant un acteur de la pérennité de son cadre bâti ?

Enseignement

Intitulé : Ville et architecture.
Discipline : Culture du projet-mémoire.
Formation : Cycle 2 / Domaine d’expérimentation Des-Equilibres.

Objectifs

L’enseignement du master est fondé sur la culture du « projet-mémoire ». A savoir la maîtrise du projet d’architecture, mais en lien avec une pensée structurée qui en constitue l’argumentaire. En restant attaché à la maîtrise des techniques d’édification, ce domaine d’expérimentation s’attache au lien entre l’architecture et la ville. Où la question du contexte dépasse le formalisme pour chercher dans une pensée sur la ville les racines d’une proposition architecturale. Face à une thématique de recherche globale, le master se veut en même temps respecter des parcours individualisés. Chaque étudiant doit pouvoir disposer d’une marge de manœuvre qui lui permette d’assurer la jonction entre le travail collectif et son propre parcours. Pour cela, les sujets abordés, tant en terme de recherche théorique que projet d’architecture, sont traités de façon collective en S7, c’est-à-dire partie d’un tout porté par le groupe dont l’émulation est assuré par l’échange et la production synthétisée par le corps enseignant. Les étudiants puisent dans leur réflexion en semestre 7, un sujet de recherche qui leur sera propre jusqu’à la fin de leur parcours. En semestre 8, en parallèle de leur stage, ils devront développer leur recherche dans un document suffisamment abouti pour présenter un sujet de diplôme dont la problématique a été définie.
L’année de diplôme reste partagée par le groupe : autour de séances communes sur les recherches en semestre 9 et sur les projets en semestre 10, les échanges ont pour objet de démultiplier les réflexions de chacun et de constituer une ouverture.

Sujets

Prenant acte des défis démographiques, et maintenant climatiques et migratoires, et de ce qu’il s’agit de trouver des solutions aux problèmes de fond posés par les déséquilibres écologiques, économiques et sociaux, ce domaine d’expérimentation pose l’imagination et l’inventivité comme fondamentaux.
Car la génération à venir aura à répondre à des modes de vie en profonde mutation. Dotée d’outils numériques engageant une société « hyper-texte », de modes de déplacement en révolution, et évoluant dans une mobilité accrue, des sociétés mondialisées attendent de nouvelles réponses dans des formes d’urbanisation et d’habitat qui restent à inventer. La croissance des territoires urbains ne peut être poursuivie : les périphéries qui se sont étalées sans densité, les interstices du zonage, les friches qui résultent des mutations socio-économiques, seront le terrain d’action de ceux que nous formons aujourd’hui. Les recherches et projets du domaine d’expérimentation « Des-Equilibres » se portent ainsi vers la ville émergente : périphéries, villes nouvelles, ville-pays, etc. Au sein du phénomène des villes mondiales et de la métropolisation. Elles proposent à travers le projet architectural, une large réflexion aussi bien sur les formes d’urbanisation et de développement urbain que sur les espaces publics et communs, en s’interrogeant sur les sociétés, le patrimoine, le paysage, les modes de vie, et les techniques d’édification. Les enseignements sont mutualisés à savoir que, appartenant au champ théorique, au domaine technique ou à l’architecture, les enseignants du laboratoire interviennent à tous les niveaux du master et alternent d’une semaine à l’autre leur présence autour des projets. Ils participent pas ailleurs à l’élargissement des acquis au sein de séances de « culture architecturale » et « culture urbaine », et à travers les regards croisés sur les recherches des étudiants. Le laboratoire porte une pluridisciplinarité qui s’exprime dans la variété des compétences des enseignants qui interviennent et qui sont de profils différents. L’équipe du Laboratoire est composée de six enseignants, trois enseignants de projets, trois de cours théoriques et technique constructive.

Modalités d’évaluation.

Si les pré-jurys et jurys restent constituer des étapes fondamentales de la fin du master en architecture, l’évaluation du domaine d’expérimentation s’inscrit dans le cadre des crédits ECTS de l’Ecole Spéciale d’Architecture. Et donc, porte également sur l’assiduité et la participation aux échanges et au suivi des enseignements mis en place au sein du groupe et par niveau.

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