Serge Joly

Architecture
Cycle 2

JOLY & LOIRET | http://jolyloiret.com

Présentation

Né en 1974, Serge Joly vit et travaille à Paris.
Il soutient son diplôme d’architecture (D.P.L.G.) en 2000 à l’Ecole Supérieure d’Architecture de Paris la Seine.
Il exerce au Renzo Piano Building Workshop de 2003 à 2006.
Il fonde en 2007 avec Paul Emmanuel Loiret la Sarl Joly & Loiret, Agence d’architecture. L’agence a été nominée et lauréate de plusieurs prix nationaux et internationaux : Lauréate des Nouveaux Albums de la Jeune Architecture 2005-2006 (NAJA), nominée au Prix de la première œuvre, lauréate du Prix national du bois pour le projet « Les Ganivelles », récompensée du Prix Agora meilleur équipement public Ville de Bordeaux, lauréate des Lauriers du bois 2013 pour le stade équestre de Fontainebleau, Lauréate des Lauriers de la construction bois en 2014, lauréate du prix EAE et du Prix National de la Construction en Terre Crue pour la Maison du Parc de Milly-la-forêt, , Lauréats des 40 under 40, Meilleures jeunes agences du continent européen 2014, Lauréats du prix René Fontaine Architecture et Patrimoine 2015, …
« Au fil de nos parcours, nous avons développé une démarche architecturale et architectonique basée sur l’observation des contextes. A l’image des architectures vernaculaires, nous cherchons à construire une architecture simple mais complexe ; une architecture porteuse de sens, située, environnementalement juste et culturellement représentative. Dépassant le lien essentiel à la fonction, cette architecture est déterminée par son milieu. Elle s’inscrit dans l’espace et le temps selon une approche écologique, technique et symbolique soutenable en s’appuyant notamment sur le bioclimatisme, la mise en oeuvre de matériaux biosourcés, les techniques et les savoir-faire locaux et sur les usages des hommes qui l’habitent. Chaque projet, conçu dans un souci d’économie de matière et d’énergie, ainsi produit, reflète et à la fois préserve la singularité et la diversité des territoires physiques et des expressions culturelles dans lesquels il prend corps »

Enseignements

Intitulé et discipline : Laboratoire de Master « La Fabrique Collective » - Projets expérimentaux en œuvre ouverte (avec Fabienne Bulle, Olivier Misischi, Jana Revedin et Chris Younès)
Cycle et niveau : Master, semestres 7, 8, 9 et 10

Objectifs / sujet /contenu

La démarche de la FABRIQUE COLLECTIVE réunit la conception et la construction dans une démarche indissociable et holistique au service du projet d’architecture. Il s’agit d’engager de manière simultanée et corrélée l’acquisition de connaissances, la réflexion théorique et l’expérimentation pratique à grande échelle.

La FABRIQUE COLLECTIVE explore une pédagogie du penser et du faire par une articulation participative du développement des idées en synergie avec la manipulation des matières.
Elle articule cours, workshops, conférences, débats, jurys et critiques collectives (académiques comme publics) autour des projets en fabrication. Dans son processus d’interventions, un travail collectif est articulé au sein du labo avec un travail in situ, mené avec tous les acteurs locaux.

Ce qui anime le collectif pédagogique de LA FABRIQUE COLLECTIVE est de penser que l’architecture n’est pas une question de formes à créer mais une culture d’expérimentation de la fabrication des lieux et de la matière dans sa réalité constructive. Le projet n’est plus considéré comme l’élaboration d’un produit fini mais comme un processus d’expérimentations innovantes « en œuvre ouverte » intégrant ressources locales, engagements civiques et de rencontres pluridisciplinaires.

Texte manifeste

Ce sont les enjeux contextuels : ceux du devenir des territoires, de la compréhension des questions posées localement, des réalités sociales et des disponibilités en ressources in situ (dont il faut ressaisir l’origine et le sens) qui nous engagent à transformer radicalement le processus de fabrication du projet vers un enseignement de l’architecture qui réarticule l’acte de concevoir à l’acte de bâtir au milieu et à ses ressources (matérielles et humaines).

Aussi, nous militons pour une pédagogie du faire. Faire avec les ressources disponibles d’un territoire en transformant cette matière en substance de conception et en appréciant la question de la mise en œuvre comme un enjeu simultané et constitutif du projet (physique et sensible). C’est par cette confrontation expérimentale des étudiants avec la réalité du site que de nouvelles démarches innovantes apparaitront, qu’un lien puissant avec ce territoire s’établira et qu’une perspective soutenable se dessinera.

La fabrication du projet à l’échelle du détail, puis à l’échelle du prototype jusqu’à sa construction sur site sera énoncée conjointement à l’élaboration de la stratégie du projet en s’appuyant sur les réflexions menées par les étudiants du semestre précédent. Nous partirons de ce qui est déjà là. Des articulations, transformations et propositions se feront dans une logique d’accomplissement des projets. La fabrication comme préalable de l’expérimentation, la confrontation de la pensée à la vérification de la construction par les gestes justement réfléchis et pratiqués deviennent soudainement le passage à l’acte nécessaire à toute réinvention contextuelle. La confrontation continue et rétroactive entre la théorie et la pratique (la manipulation des matériaux) favorisera les conditions pour engager une nouvelle manière de penser et faire l’architecture.

La définition et la mise en œuvre de lieux d’expérimentation pour des étudiants, des habitants, des chercheurs, des artistes, des architectes, seront les enjeux essentiels de la transformation de la matière territoire, de la matière-ville, de la matière-sol, de la matière- vide, de la matière-biologie. Il faut reconquérir cette liberté d’expérimenter pour impulser de nouvelles dynamiques. Aussi, il est utile de reconnaitre cette matière en transformation pour que ces lieux deviennent capables de réinvention en s’accordant avec leurs identités et en composant avec leurs complexités. Dans cette perspective, la compréhension des processus et la prise en compte des temporalités deviennent stratégiques car elles ouvrent vers des possibles dans ce désir de transformation perpétuelle de la pensée et du faire.

Calendrier

Dans le semestre 7, des projets seront conçus selon un programme identifié avec la communauté de La Borne, village de céramistes des Terres du Haut Berry.
Dans le semestre 8, l´étudiant effectue un stage dans l’esprit du laboratoire en partant vivre une expérience alternative aux pratiques traditionnelles, dans une agence civiquement engagée, une ONG, un atelier d´artisans. LA FABRIQUE COLLECTIVE vise également à une expérience de fabrication in situ dans la continuité du semestre 7.
Dans les semestres 9 et 10, l´étudiant revient dans le laboratoire pour témoigner de cette expérience et pour participer aux processus de conceptions collectives des étudiants d´autres semestres. Il élabore, en exploitant les connaissances et les outils professionnels et civiques acquis par le travail sur le terrain, son mémoire-projet de diplôme.

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