Nicolas Moreau

Moreau Kusunoki, architectes

Présentation

Logé sous les toits d’une ancienne manufacture du quartier d’Oberkampf à Paris, l’open-space de l’agence MOREAU KUSUNOKI compte une dizaine de collaborateurs.
Dirigée par la Japonaise Hiroko Kusunoki et le Français Nicolas Moreau, l’entreprise est jeune, internationale, dynamique.
Fondée en 2011, elle possède un palmarès de projets gagnés et en cours impressionnant : théâtre, musées, université, espaces publics...
Son fait d’armes le plus audacieux : la victoire du concours pour le Guggenheim à Helsinki.
L’agence n’existerait pas sans le Japon. Hiroko y est née, elle y a obtenu son diplôme auprès de la faculté Shibaura Institute of Technology à Tokyo. Ancien étudiant de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Belleville, à Paris, Nicolas Moreau a découvert l’archipel nippon en 2003. C’est à Tokyo qu’ils font leurs premières expériences professionnelles auprès d’architectes de renommée internationale : chez Shigeru Ban, pour Hiroko, Sanaa et Kengo Kuma pour Nicolas. De leur passage chez ceux qu’ils considèrent comme des maîtres, ils retiennent plusieurs leçons : l’art de la structure chez Ban, le questionnement programmatique et spatial chez Sanaa, le goût des matériaux chez Kuma.
En 2008, ils quittent Tokyo pour la France où Nicolas fonde et dirige l’antenne européenne de Kengo Kuma architecture. Il s’occupe notamment du projet du FRAC de Marseille, et de la Cité des Arts et de la Culture de Besançon. Le système français de la commande publique, attribuée à l’issue de concours accessibles aux jeunes architectes, leur donne l’opportunité d’ouvrir leur propre structure. Le Nouveau Théâtre du Beauvaisis, à Beauvais, est leur premier projet lauréat. Ils gagnent ensuite les concours de la Maison des Cultures et des Mémoires de la Guyane (Cayenne), de l’école d’ingénieurs Polytech au Bourget-du-Lac, du parvis du Tribunal de Grande Instance de Paris (dessiné par Renzo Piano), actuellement en cours de développement.
La dualité culturelle des architectes se lit dans tous les projets conçus à l’agence. Du Japon, les architectes retiennent le goût des détails. Le projet commence par l’infinitésimal, un joint dans un mur, un carreau ; il se poursuit à l’échelle de l’objet, questionnant nécessairement la ville existante, selon une logique toute occidentale de l’urbanisme. Les différences de langue maternelle placent Nicolas Moreau et Hiroko Kusunoki dans un entre-deux, une distance abolie par la langue commune du dessin. A l’édifice qui découle d’un concept, les deux associés préfèrent la preuve par l’objet, suivant une habitude japonaise : dessins et maquettes permettent d’approcher lentement la forme finale. C’est l’intuition, le ressenti, plus que la raison, qui donnent la justesse d’une solution.
Moreau Kusunoki voit dans le projet du Guggenheim l’occasion de porter ses propositions architecturales à un niveau inédit. Pour l’agence, la recherche sur les matériaux et la réactualisation de savoir-faire traditionnels est un point central : une chance de sortir l’architecture des corsets imposés par la réglementation et l’industrie, un acte esthétique et militant.

Descriptif du cours

Nicolas Moreau et Hiroko Kusunoki présentent leur parcours professionnel, depuis leur rencontre au Japon, leur expérience au sein de grand cabinet internationaux (SANAA, Shigeru Ban & Associates, Kengo Kuma & Associates...), leur installation en France, dans le cadre de la création de Kuma Europe jusqu’à la création de l’agence MOREAU KUSUNOKI en 2011.
L’agence expose les projets en cours et les concours lauréats, notamment le projet du Guggenheim à Helsinki, projet finaliste parmi 1 715 concurrents venant de 77 pays différents.

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