Jacques Pochoy

Architecture
Cycle 2


Présentation

Né à Calcutta (Inde) le 8 décembre 1953. Après des études par correspondance avec le CNTE de Vanves jusqu’en 5è, reprise des études de collège au Lycée Montaigne à Paris suivi de l’école Alsacienne pour le lycée et le Baccalauréat D en 1972.
Deux années d’études à Lyon en Médecine Militaire, suivi d’un cursus complet de trois cycles à l’Unité Pédagogique N°1 à Paris, quai Malaquais.
Diplôme d’Architecte D.P.L.G. en juillet 1981.
D.E.A. en Urbanisme à l’Institut des Hautes Etudes d’Amérique Latine (IHEAL Paris III) 1997.

Enseignant d’atelier d’architecture depuis 1991 a l’Ecole Spéciale d’Architecture
254 Bvd Raspail PARIS 75014

Enseignant de 1995 a 2001 a l’Ecole Supérieure de la Nature et du Paysage
5-7 rue des Grands Champs BLOIS 41028.

Élevé comme un « citoyen du monde », j’ai toujours gardé mon attention centrée sur l’homme, lui seul m’intéresse, et si le passé a un quelconque intérêt, c’est qu’il est porteur d’un futur.
Plusieurs années d’enseignement reçu et de recherches sur ce qu’on nomme aujourd’hui la systémique (Moles, Champetier de Ribes) et la fréquentation régulière depuis l‘enfance d’un Gordon Cullen (Townscape) m’ont amené à percevoir l’imbrication culturelle de ces topologies que nous réalisons. Nous tranchons régulièrement ces Nœuds Gordiens en séquençant par la matière la fluidité d’un espace-temps comme autant de démiurges.
C’est le coté démiurge qui me gêne...

Interprète de James Stirling pendant les quelques jours de conférences aux Beaux Arts, j’ai été fortement influencé par nos modestes échanges. Ma formation de « trame, trameurs » et le brutalisme encore en cours à cette époque trouvait là un début de réponse.
Les workshops d’été de Gordon Cullen à Biot, dans sa maison, me montrèrent la grande variété des tendances et des discours sur l’architecture... Mais aussi leur fragilité. beaucoup pensaient Gothique alors que je me rapprochais doucement de la
caresse Romane.

Une semaine avec Antti Lovag et la relecture de Jecques Couelle confirmèrent ma
propension à la perception des espaces comme une continuité entre le dehors et le
dedans, une topologie plus qu’une sculpture.
Peu à peu je tendais vers le Chthonien plutôt que l’Apollinien, je me méfiais du soleil
trop aveuglant et préférais les venelles obscures. Me fondre dans une foule bigarrée
plutôt que de me singulariser. Un reste de timidité peut être...

Comme tout à chacun, j’ai commis des architectures utilitaires, alimentaires devrais je dire. Pourtant, même dans ces commandes, j’ai essayé de laisser sa part au rêves de ceux qui habiteraient cet espace successivement dans le temps. Je pense que l’architecture doit être, et pérenne et recyclable. Pérenne par sa modification de l’espace dans le temps, recyclable par l’usage qu’en feront les autres, tous les autres...

La « technè » y est indispensable. Au-delà des modes et tendances, c’est toujours par l’accord entre une nouvelle manière de vaincre la gravité et d’un assemblage de matières communes qu’apparaissent les nouvelles architectures. Mais comme le démontrait admirablement Cullen, cette même architecture n’a de sens que dans ses rapports de situation. C’est la société qui provoque ces rapports, qui définit ce qui est paysage (désacralisation) de ce qui est l’axis mundi du moment.

Nous autres, pauvres psychopompes, faisons le lien entre ces univers. Une certaine humilité s’impose, le « Non nobis... » pour une « civitas » nouvelle, à partager. L’espace « en creux » est vital, les murs n’en sont que les curseurs.
La forme, finalement, n’existe que pour augmenter notre perception, la rendre plus riche, plus subtile, plus diverse, et partant, nous permets de mieux vivre ensemble.

« Combien faut-il de vis pour faire tenir un mètre carré de désirs »... Une notion savante, rigoureuse, technicienne, transmissible, la vis. Une autre, humaine (et seulement humaine), personnelle, fluctuante, jamais assouvie, hermétique, le désir.
C’est là, je le crois, la saine contradiction de l’architecture. Vouloir la codifier, l’enfermer dans un « métier » est le plus sûr moyen de la faire disparaître.
Jacques Pochoy Architecte-Urbaniste, Paris, 2013

Enseignements

Intitulé : Architecture Urbaine
Cycle et niveau : Grade 2, master 1 et 2

Objectifs du cours

Initiation à la recherche autonome en architecture.

Sujet – contenu – plan du Laboratoire

Amener l’étudiant à être autonome dans sa conception de projets, lui permettre de structurer de façon mémorielle sa pensée.
Conférences hebdomadaires pour l’ensemble des semestres.
Rotation de trois enseignants d’architectures en correction de projets, en assistance au mémorandum et au mémoire de diplôme.
Correction du mémoire de master 1, accompagnement au mémoire de stage de six mois ainsi qu’au mémoire de master 2.

Critères et modalités d’évaluation
Evaluation en continu sur présentations et corrections hebdomadaires. Note de présence. Pré-jury de projet avec les enseignants du Laboratoire (6). Jury final de projet avec les enseignants du Laboratoire (6) et des invités.

Nombre d’heures par semestre : 240h / mois

http://archivue.free.fr

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