Mina Saïdi

Atelier d’Architecture
Cycle 2

Présentation

Mina Saidi-Sharouz est architecte et anthropologue urbaine. Elle est diplômée de l’ENSA de Grenoble. Elle a été formée à la construction en terre par CRATerre à Grenoble. Elle a
Une licence en sociologie et un Master en anthropologie du dévelippement (IEDES-ParisI-la Sorbonne). Elle a soutenu une thèse en géographie urbaine à Nanterre-Paris X en 2010. Chercheure au sein du Laboratoire Architecture et Anthropologie ( LAA /LAVUE-CNRS) et chercheure associée au laboratoire Mosaïques à Nanterre (Lavue-CNRS). Elle est enseignante en sciences humaines et sociales (SHS) à l’ENSA Paris la Villette depuis 2010. Elle a dirigé l’Observatoire Urbain de Téhéran et des Villes d’Iran (O.U.T.I) au sein de l’IFRI (Institut Français de Recherche en Iran) entre 2003 et 2009. Elle a publié plusieurs ouvrages et articles dans le domaine des études urbaines. Notamment : Le Téhéran des quartiers populaires. Transformations urbaines et société civile, édité par Karthala et l’IFRI en 2014 et réalisé plusieurs films documentaires. Notamment « lettre au Ministre », autour d’un projet de rénovation urbaine en Iran en 2015. Consultante pour des coopérations décentralisées et des organisations de solidarité internationale et a réalisé de nombreux missions d’études en Afrique et a conduit des projets de reconstruction et d’aménagement dans plusieurs pays tels que le Tchad, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin, Haïti. (1995 / 2015).

Enseignement

Intitulé : Ville et architecture.
Discipline : Culture du projet-mémoire.
Formation : Cycle 2 / Domaine d’expérimentation Des-Equilibres.

Objectifs

L’enseignement du master est fondé sur la culture du « projet-mémoire ». A savoir la maîtrise du projet d’architecture, mais en lien avec une pensée structurée qui en constitue l’argumentaire. En restant attaché à la maîtrise des techniques d’édification, ce domaine d’expérimentation s’attache au lien entre l’architecture et la ville. Où la question du contexte dépasse le formalisme pour chercher dans une pensée sur la ville les racines d’une proposition architecturale. Face à une thématique de recherche globale, le master se veut en même temps respecter des parcours individualisés. Chaque étudiant doit pouvoir disposer d’une marge de manœuvre qui lui permette d’assurer la jonction entre le travail collectif et son propre parcours. Pour cela, les sujets abordés, tant en terme de recherche théorique que projet d’architecture, sont traités de façon collective en S7, c’est-à-dire partie d’un tout porté par le groupe dont l’émulation est assuré par l’échange et la production synthétisée par le corps enseignant. Les étudiants puisent dans leur réflexion en semestre 7, un sujet de recherche qui leur sera propre jusqu’à la fin de leur parcours. En semestre 8, en parallèle de leur stage, ils devront développer leur recherche dans un document suffisamment abouti pour présenter un sujet de diplôme dont la problématique a été définie.
L’année de diplôme reste partagée par le groupe : autour de séances communes sur les recherches en semestre 9 et sur les projets en semestre 10, les échanges ont pour objet de démultiplier les réflexions de chacun et de constituer une ouverture.

Sujets

Prenant acte des défis démographiques, et maintenant climatiques et migratoires, et de ce qu’il s’agit de trouver des solutions aux problèmes de fond posés par les déséquilibres écologiques, économiques et sociaux, ce domaine d’expérimentation pose l’imagination et l’inventivité comme fondamentaux.
Car la génération à venir aura à répondre à des modes de vie en profonde mutation. Dotée d’outils numériques engageant une société « hyper-texte », de modes de déplacement en révolution, et évoluant dans une mobilité accrue, des sociétés mondialisées attendent de nouvelles réponses dans des formes d’urbanisation et d’habitat qui restent à inventer. La croissance des territoires urbains ne peut être poursuivie : les périphéries qui se sont étalées sans densité, les interstices du zonage, les friches qui résultent des mutations socio-économiques, seront le terrain d’action de ceux que nous formons aujourd’hui. Les recherches et projets du domaine d’expérimentation « Des-Equilibres » se portent ainsi vers la ville émergente : périphéries, villes nouvelles, ville-pays, etc. Au sein du phénomène des villes mondiales et de la métropolisation. Elles proposent à travers le projet architectural, une large réflexion aussi bien sur les formes d’urbanisation et de développement urbain que sur les espaces publics et communs, en s’interrogeant sur les sociétés, le patrimoine, le paysage, les modes de vie, et les techniques d’édification. Les enseignements sont mutualisés à savoir que, appartenant au champ théorique, au domaine technique ou à l’architecture, les enseignants du laboratoire interviennent à tous les niveaux du master et alternent d’une semaine à l’autre leur présence autour des projets. Ils participent pas ailleurs à l’élargissement des acquis au sein de séances de « culture architecturale » et « culture urbaine », et à travers les regards croisés sur les recherches des étudiants. Le laboratoire porte une pluridisciplinarité qui s’exprime dans la variété des compétences des enseignants qui interviennent et qui sont de profils différents. L’équipe du Laboratoire est composée de six enseignants, trois enseignants de projets, trois de cours théoriques et technique constructive.

Modalités d’évaluation.

Si les pré-jurys et jurys restent constituer des étapes fondamentales de la fin du master en architecture, l’évaluation du domaine d’expérimentation s’inscrit dans le cadre des crédits ECTS de l’Ecole Spéciale d’Architecture. Et donc, porte également sur l’assiduité et la participation aux échanges et au suivi des enseignements mis en place au sein du groupe et par niveau.

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