Metropolis, de Fritz Lang

Mercredi 12 octobre 2011 - 18h00
à l’École Spéciale
Projection


Ciné-Club de l’ESA
Dans le cadre du cycle d’Automne 2011 :
"Les Dystopies urbaines dans le cinéma de science-fiction"
Projection du film Metropolis, Fritz Lang, 1927

Le film est présenté dans sa version restauré de 147 mn avec les scènes inédites retrouvées au Musée du Cinéma de Buenos Aires.

Metropolis est une fiction spéculative et pessimiste sur l’avenir de l’humanité. En 2026, la mégalopole futuriste, est gouvernée par un despote. La ville est divisée en deux secteurs : la partie haute, la ville des maîtres entourée de magnifiques jardins verdoyants, lieu de résidence d’une minorité de privilégiés et la partie basse, la grouillante et crasseuse ville des travailleurs, où survivent des ouvriers qui assurent le fonctionnement de la cité rivés à des machines avilissantes. Maria, une femme de la ville basse, essaie de promouvoir l’entente entre les classes, mais un robot à son image tente de détruire la ville.

Dans le film de Fritz Lang, l’urbanisme et l’architecture des deux villes (la ville basse et la ville haute) de Metropolis sont censés traduire le triomphe mécanique de la civilisation industrielle. La ville de Metropolis s’organise, autour d’une immense tour, la "nouvelle Tour de Babel" qui constitue son centre et le lieu de résidence du maître de la ville. L’anecdote veut que Fritz Lang ait conçu l’idée du film lors d’une traversée maritime entre l’Europe et les Etats-Unis ; la première vision de New York à partir du bateau aurait alors contribué à façonner l’architecture de la future Metropolis.

Metropolis commence à fixer certaines modalités de la représentation des espaces urbains dans le cinéma de science-fiction : une perspective apocalyptique de destruction de la ville. La ville offre alors l’avantage d’être un important lieu de concentration de population, ce qui contribue à dramatiser le risque de catastrophe et le rôle néfaste ou dangereux du progrès technique susceptible d’engendrer un urbanisme moderne, une ville dense et verticale ainsi qu’une société déshumanisée, voire fascisante, en tout cas marquée par une très forte ségrégation socio-spatiale.

Page Facebook du Ciné-Club de l’ESA

Infos pratiques :
Amphi Cinéma, École Spéciale d’Architecture
Entrée libre dans la limite des places disponibles

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