La Ville souterraine, Hanna Uzan


La Ville souterraine
Paris, Ile-de-France, France

Hanna Uzan

Directeur(trice) : Roberto D’Arienzo
Référent(e) : Marc Le Cœur

Résurrection des stations fantômes du métro de Paris

La ville souterraine...
De nos jours, l’espace souterrain est très peu pris en compte dans la conception de la ville pour plusieurs raisons : une mauvaise image et une méconnaissance des lieux. Pourtant, comme on a pu le voir, beaucoup de zones urbanisées dans le monde se sont déjà engagées dans des aménagements de leurs espaces sou-terrains. Il est vrai que le contexte actuel (crise sanitaire,écologique...) a mis en lumière l’impact de la densification sur notre besoin de nature au sein des grandes villes et a révélé leur insuffisance spatiale. Une des réponses à cette densification serait de travailler sur la ville souterraine. Les sous-sols abritent souvent des espaces de parkings, d’archives, de locaux techniques... qui pourraient être reconvertis à mesure que les usages changent. Au lieu de construire "plus", pourquoi ne pas occuper "mieux", ou en tout cas différemment. L’occupation du sous-sol de la ville permettrait d’intensifier la vie urbaine en augmentant la proximité.

Réhabilitation des stations fantômes...
C’est pour ces raisons que j’ai décidé de travailler sur la question de la ville souterraine et plus particulièrement sur la réhabilitation des stations fantômes du métro parisien. Il est vrai que le métro parisien est indissociable de la vie de la ville lumière. Ces stations font partie de notre paysage quotidien. Des "Champs-Élysées" à "Opéra" en passant par "Art et Métiers" et "Concorde", elles regorgent de vie et d’histoire. Mais certains de ces lieux comme "Arsenal", "Porte des Lilas" ou encore "Saint-Martin" restent populaires mais ont perdu leurs stations qui sont tombées dans l’oubli. On compte en tout neuf stations fantômes sous nos pieds. Le projet d’aménagement de ces stations fantômes permettrait de redonner vie à ces lieux typiquement parisien. Il prendra en considération la nature du quartier, l’accessibilité à ces stations avec un travail sur le marquage des entrées,une réflexion sur les couloirs de liaisons , ainsi que la mémoire du lieu (mobilier).