Palimpseste ou la ville sédimentaire, Paul Foubet


Palimpseste ou la ville sédimentaire
Rosny-sous-Bois, Ile-de-France, France

Paul Foubet

Directeur(trice) : Marc Dumont
Référent(e) : Jacques Pochoy

Construire au dessus, un remède à la ville générique.

Axe de recherche :
Comment densifier "au dessus" de l’existant, en valorisant le patrimoine du "déjà la" ? Les impératifs de densification deviennent de plus en plus évidents dans nos villes occidentales. Pourtant, quelle densité voulons-nous ? Pourquoi ne pas favoriser une densification de l’ajout plutôt que du remplacement ? De même, où densifier ? Les banlieues sont les cibles naturelles des opérations de densification, mais densifier sans offrir l’essence de la ville c’est accentuer la paupérisation et les inégalités des villes périphériques. Une densité qui s’ajoute au "déjà là" serait plus à même de fournir un travail affiné sur les mixités, les proximités, et les micro-lieux. De plus, l’existant est une ressource précieuse et le mettre en valeur, c’est lutter contre la ville générique (Koolhaas) qui standardise nos territoires et efface leurs identités. Cette démarche urbaine doit s’accompagner d’une approche architecturale proche du régionalisme critique (Frampton) qui réinsère la ville dans un territoire et crée un pont entre vernaculaire et universel.

Contexte :
Rosny-sous-Bois, cellule de Paris, ville idéale pour une démonstration d’assimilation des faubourgs. La légitimité du site vient du fait que la capitale est une agglomération inégalitaire cherchant déjà à se densifier et dont la banlieue intègre partiellement la mouvance des villes génériques. D’autre part, Rosny a également des atouts, elle est centrale dans sa position de l’Est parisien. Elle possède une gare qui la connecte à la grande échelle métropolitaine. C’est une typologie majoritairement pavillonnaire et donc peu dense, dont l’urbanisme fut dicté par la voiture. Enfin, la ville a une identité marquée par une partie de son patrimoine, fait de bâtiments en briques et meulière, constituant le génie du lieu. Le projet se développera sur le quartier autour de la gare.

Orientation programmatique :
Une réorganisation de la ville par la verticale, outil de la vie de la cité. Le programme s’apparente à créer des bâtiments sur des bâtiments. Cette verticalisation augmentent le nombre de logements et participe à la réintroduction d’une vie urbaine se basant sur la revalorisation des rez-de-chaussées : En transformant des logements en commerces ou en bureaux. En œuvrant pour une mixité et une proximité d’équipements, de fonctions, et de classes socio-culturelles. Le tout par le prisme du « 5min à pied » dans l’esprit du Nouvel Urbanisme (Jacobs). Enfin, un programme d’ouverture des cœurs d’îlots, véritables poumons de la ville, en parcs publics. Ainsi qu’un aménagement de parkings-silo afin de désengorger la gare et le quartier des voitures.

Intentions Architecturales :
Les Procédés spatiaux et constructifs du projet. Notamment un questionnement sur les structures de surélévation internes ou externes à l’existant, les possibilités d’accès et de circulation aux logements surélevés (Friedman), enfin la matérialité et l’identité de l’architecture autour de la brique et de la terre cuite.