Terre Mère, Maryam Abdeljalil


Terre Mère
Tinghir, Maroc

Maryam Abdeljalil

Directeur(trice) : Lionel Lemire
Référent(e) : Marc Le Cœur

Comment favoriser le développement du territoire par l’émancipation des femmes marocaines ?

L’architecte a un rôle à jouer dans la société et peut ainsi contribuer à l’amélioration des conditions de ses contemporains et de l’émancipation de certaines populations. De ce fait, mes intentions de diplôme sont axées sur la question des femmes marocaines, tout particulièrement des femmes marocaines de la ville de Tinghir. En raison d’un système patriarcal qui est encore très présent au Maroc, se manifeste une distribution des rôles inégales dans la cellule familiale. Cela freine l’évolution sociale des femmes et leur accès aux activités économiques et sociales dans leur région.

En donnant l’opportunité aux femmes de jouer un rôle dans la production, la conception et la vente de ces bijoux en argent au sein d’une coopérative féminine n’est pas seulement un apport monétaire, c’est aussi un moyen de s’affirmer et de revendiquer une indépendance d’action. La coopérative féminine constituerait un instrument de développement local, par l’exploitation de la mine par ses habitants, pour ses habitants. Faisant ainsi des femmes des actrices qui participent au développement de leur environnement à travers la valorisation des énergies et des potentialités locales. Les berbères ont donné naissance à l’art du bijou dans ce pays. Leurs formes, rigoureusement géométriques, cachent une symbolique complexe et souvent indéchiffrable qui puise ses racines dans le patrimoine sémantique commun à toutes les civilisations anciennes.

Comment arriver à allier développement économique et touristique avec une préservation du patrimoine respectueuse des traditions ?

La ville de Tinghir possède aussi un patrimoine architectural considérable de bâtiments en pisé. La terre est un matériau de la transition écologique. La question de sa préservation et l’enjeu d’adaptabilité au tissu existant seront primordiaux.