L’Origami, Tristan De Luze, Marianne Diagne, Alya Kawar, Marie-Alix Martinat et Mathilde Piel


L’Origami
Saint-Denis (93), France

Tristan De Luze
Marianne Diagne
Alya Kawar
Marie-Alix Martinat
Mathilde Piel

Cycle 1 / Semestre 2

Encadrement pédagogique :
Lionel Lemire
Jana Revedin
Estelle Barucq

Assistant(e) d’atelier :
Léo Lima

Le projet s’inscrit dans le chantier du Grand Paris Express dont l’objectif est de reconnecter la capitale et ses banlieues. L’exercice consiste à concevoir un théâtre, espace public pouvant recevoir une programmation culturelle et artistique propre aux spécificités de son contexte. L’ultime spectacle de ce théâtre éphémère se veut être la contemplation des étoiles, le ciel étant commun à tous les hommes et donc fédérateur.

L’Origami est un projet qui vise à créer un véritable lieu et non pas un simple endroit de passage. Il cherche à connecter l’individu à son environnement, le rendre présent à lui-même et à son territoire. Pour ce faire, les notions de spatialité et de temporalité ont été conjuguées. Cette architecture possède de grandes ouvertures et les orientations de ses faces lui permettent tantôt d’être mur, tantôt d’être toit. Les différentes inclinaisons floutent la délimitation nette entre le dedans et le dehors, et instituent ainsi un véritable seuil compris en tant que zone de transition. Cette absence de frontière à franchir est une première invitation à la flânerie. La présence d’un socle possédant de longues marches empêche une foulée trop rapide et induit un mode de déplacement plus lent.

Pour souligner la présence des individus, l’Origami est constitué de "pétales", de grands triangles capables de s’ouvrir et de laisser entrer la lumière. Ce système est activé par des capteurs qui enregistrent les mouvements des usagers et font s’ouvrir les pétales situés au-dessus des personnes ayant déclenchés le mécanisme. Si la journée c’est par la forme qu’Origami dévoile la présence de ses usagers, la nuit c’est par son revêtement qui s’anime à la manière d’ombres chinoises.

La scénographie de nuit revêt un second aspect, les constellations, chemins menant à l’Origami, sont soulignés par des néons lumineux. Les passants marchant à côté ou sur ces sources lumineuses peuvent modifier l’obscurité, l’amplifier voire contredire la lumière. Le projet vise à combiner l’espace et le temps pour que l’individu se sente ici à cet endroit et maintenant à la manière d’un rayon de lumière qui frappe un endroit à un instant précis. Le dernier soir de son existence à Saint-Denis, cette architecture éphémère ouvrira tous ses pétales et dévoilera le ciel étoilé.