Parcourir l’Espace et le Temps, Imen Berhil


Parcourir l’Espace et le Temps
Darmstadt, Allemagne

Imen Berhil
Cycle 1 / Semestre 6

Encadrement pédagogique :
Marco Stathopoulos
Nicolas Gilsoul
Michael Halter
Thibault Chevilliet
Diane Berg
Estelle Barucq

Assistant(e) d’atelier :
Nicholas Archer

Groupe de travail :
Julien Bailly
Imen Berhil
Shane Camarasa
Naomi Laffanour

Le projet trouve son origine autour de pistes de réflexion telles que la place de l’histoire dans la ville ainsi que le rapport des habitants à leur histoire.

3 grandes époques se démarquent :
En premier, la période médiévale, peu valorisée voir oubliée, qui se traduit par le fait que la muraille soit un élément fondu au sein du tissu urbain. Ensuite, la période Art Nouveau qui au contraire est mise en avant par la ville de par le fait qu’elle y trouve son origine et ses fondateurs. Enfin, la Seconde Guerre Mondiale qui, elle, fait l’objet de mémoriaux au sein de la ville, mais dont le sujet reste un poids.

Les extensions s’intègrent selon une logique d’implantation particulière en se greffant à l’est, à l’ouest ou dans la "double muraille", selon la partie de l’Histoire qu’elles traitent. Cette approche d’implantation entre dans une logique de retranscription de la façon dont la ville a évolué au fil du temps, autrement dit, le passage d’une ville médiévale fortifiée, en passant par une période de transition et d’émancipation qu’a été la période Art Nouveau pour enfin, constituer une ville développée et partie prenante d’enjeux nationaux au moment de la Seconde Guerre Mondiale.

L’extension qui traite de la période médiévale se base sur l’intention première de glorifier cette muraille, la considérer comme une œuvre, elle-même support d’autres œuvres. Pour se faire, les cadrages de vues, les ouvertures et transparences sont ce qui permettent de garder un lien visuel avec le vestige le long du parcours tout en permettant la contemplation des œuvres exposées.

L’extension "double muraille" quand à elle accueille une exposition de mobilier Art Nouveau pour retranscrire l’idée que l’on ne touche pas l’œuvre qui, de par sa fonction première est destinée à être touchée, contrairement à la muraille qui constitue les parois de l’espace, et avec laquelle on peut avoir un rapport plus intime. La notion de muraille comme œuvre est perdue, elle devient l’enveloppe de l’œuvre.

Enfin, l’extension Sud tourne le dos à la muraille et adopte une autre logique d’organisation spatiale sur le modèle de l’intention générale, qui est d’organiser les espaces selon une narration, et selon des émotions collectives qu’ont traversé les habitants de la ville victime d’un bombardement. Il en résulte 3 entités : la période de “guerre”, exclusivement en sous-sol, donnant un aspect sombre et occulte du lieu, la période “prise de conscience”, que constitue la période d’après-guerre au moment de laquelle le monde entier a pu se rendre compte des faits, et enfin, la période “résilience et témoignages” qui traite du rapport contemporain à cette période de l’Histoire.

Le parcours de l’ensemble de ces extensions débouche sur le parc se situant au sud du site, au sein duquel se trouve le mémorial de la Seconde Guerre Mondiale. Ces 3 extensions forment donc un tout qui, pour répondre à des problématiques allant de l’échelle de la ville jusqu’à celle du site, croise plusieurs échelles d’intentions de projet toujours à travers une approche et une pratique sensible du lieu.