Les 5 principes de Montfermeil, Aude Letzelter, David Elliot Ohayon, Clémentine Poulain et Chyara Saraiva Ferreira


Les 5 principes de Montfermeil
Montfermeil (93), France

Équipe 4 : Les 5 principes de Montfermeil
Aude Letzelter
David Elliot Ohayon
Clémentine Poulain
Chyara Saraiva Ferreira

Cycle 2 / Semestre 1

Encadrement pédagogique :
Boris Bastianelli
José Luis Fuentes
Antonio Lazo
Régis Guignard
Marc Dumont
Ivan Milisic

Cahier de recherche :



Le territoire de Montfermeil (93) s’est dessiné en fonction du relief à savoir le plateau de l’Aulnoye. Cette disposition géographique est aujourd’hui une des raisons principales du contournement de nombreuses infrastructures routières et ferroviaires autour du site.

La voiture est le mode de transport principal. Les infrastructures routières assurent la liaison entre Montfermeil et les communes alentours. Cependant, malgré la prédominance de la voiture, une unique départementale traverse la ville : la D117. Aujourd’hui, l’avenue s’adapte à une autre échelle que celle d’autrefois, une échelle intercommunale, reliant Bondy à Chelles. Ce nouveau statut fait d’elle une membrane séparatrice, à l’origine de la coupure de la commune en 2.

En s’implantant sur l’entre-deux, ce projet vise à proposer une réinterprétation du tissu pavillonnaire de la ville. L’intervention urbaine se définit sous la forme de 5 principes urbains qui ont été définis à la suite d’expérimentations, afin de constituer une stratégie urbaine sous forme de “livret-guide”, à l’instar de celui qui avait été créé lors de la construction du quartier de Franceville.

Principe 1
Il s’adresse à la circulation automobile existante. Par une approche globale du projet, les flux de circulation automobile sont repensés pour induire des zones de ralentissement lorsque la circulation est à double sens comme le montre les schémas.

Principe 2
L’idée est de s’implanter sur les abords de la D117, entre l’avenue et le tissu pavillonnaire, l’objectif étant de transformer l’avenue en rue, et donc créer de l’urbanité. Ce principe aborde les relations établies entre le projet et l’existant, notamment l’entre-deux de devant et de derrière du bâti.

Principe 3
Le principe du gabarit sert à forger les outils pour dessiner le nouveau front bâti, de manière à ce qu’il soit en accord avec l’existant. Il permet de travailler un tronçon de la départementale en finesse, puisqu’il détermine des normes qui viennent s’appliquer à chaque dessin d’îlot. Ce principe aborde les décalages du bâti pour mieux considérer les espaces créés.
Il définit également les gabarits en élévation, ceux-ci doivent laisser la visibilité sur la façade existante. La hauteur des bâtis ne doit pas dépasser celle de l’existant, dans un souci d’intégration au contexte.

Principe 4
Ce principe est celui des usages, donner la possibilité aux Montfermeillois de s’approprier ce qui fera partie du nouveau paysage de leur ville dans les années à suivre. On revisite le principe de clôture pour en faire une “membrane habitée”, qui vient se substituer à certaines clôtures existantes.

Principe 5
Le principe de projection : une projection des priorités de construction sur une chronologie établie. Aujourd’hui, Montfermeil est confrontée à une densification faible due à sa superficie de tissu pavillonnaire de 70%. L’étalement urbain n’est plus envisageable. Construire la ville sur la ville. Ce principe est également en lien avec le PLU de Montfermeil qui autorise la densification dans le quartier de Franceville.

Réinventer les tissus, notamment le pavillonnaire, est une réponse qui peut être apportée aux enjeux du Grand Paris. Et si la commune de Montfermeil devenait l’exemple type de la fabrique de la ville résiliente sur le long terme de la Seine – Saint-Denis ?