Musée de la Biodiversité, Charline André


Musée de la Biodiversité
Montfermeil (93), France

Charline André
Cycle 2 / Semestre 1

Encadrement pédagogique :
Boris Bastianelli
José Luis Fuentes
Antonio Lazo
Régis Guignard
Marc Dumont
Ivan Milisic

Groupe de travail :
Équipe 3 : Aquarelle urbaine
Charline André
Pauline Benoit
Clémence Berthelot
Rahma Hamdane

Cahier de recherche :



La ville de Montfermeil est un réservoir riche en végétation et en biodiversité. Néanmoins, au cours des derniers siècles, la ville tend à s’étaler, grignotant ainsi cette trame verte. Entre 1700 et 2020, la Forêt de Bondy à perdu plus d’un tiers de sa superficie, ce qui nous oblige aujourd’hui à nous inscrire dans une démarche de protection de la faune et de la flore. Les futurs architectes se doivent d’adresser avec justesse cette question de la cohabitation animale, végétale et humaine pour la placer au centre du débat.

Le projet se situe à proximité du Moulin de Montfermeil, dans un espace non qualifié. Bien qu’il s’agisse du dernier moulin de Seine - Saint-Denis, cet édifice semble être noyé entre la trame pavillonnaire et celle des espaces verts, le réduisant ainsi à un espace tampon. L’intention première est de lui redonner une certaine visibilité mais aussi de le compléter par des infrastructures permettant l’enrichissement culturel de la population locale, sans avoir à prendre sa voiture ou faire 2h de transports en commun pour se rendre à Paris.

Pour ce faire, 2 programmes se complétant ont été développés : la serre pédagogique et le musée de la biodiversité. Ils s’implantent sur le site en respectant la topographie et la végétation existantes.

Le musée de la biodiversité a pour principal objectif urbain de venir recréer une façade sur le parc Jousseaume, lui redonnant ainsi une certaine visibilité et une plus grande clarté du point de vue de son accès. Au sein du musée, il est possible d’un côté de déambuler dans une galerie longeant le parc et de l’autre de profiter d’ateliers, plus intimes, venant dialoguer directement avec la végétation grâce à des infiltrations arborées au sein du bâtiment. Plus on avance dans cette architecture, plus on est immergé dans le végétal grâce à la topographie permettant à l’édifice de se détacher du sol.