Imbrication symbiotique, Constance Hoarau


Imbrication symbiotique
Muséum des Sciences Naturelles, Angers (49), France

Constance Hoarau
Cycle 1 / Semestre 5

Encadrement pédagogique :
Gaston Tolila
Anne-Laure Jourdheuil
Chilpéric De Boiscuillé
Diane Berg

Assistant(e) d’atelier :
Arthur Deplanck

Groupe de travail :
Constance Hoarau
Kim Candiotti
Leslie Correia

La galerie de la biodiversité prend appui sur les façades aveugles situées de part et d’autre du musée existant des sciences naturelles d’Angers. Il s’agit d’une architecture parasitaire qui partage un parcours commun avec ce lieu.

Commençant par la nouvelle structure, traversant l’existante (plus ancienne) puis terminant par la nouvelle, le visiteur est mis à l’épreuve d’une comparaison et acquiert un regard sur l’évolution. De la même manière, les différents espaces parcourus se suivent selon un ordre chronologique, engendrant une transformation progressive en termes d’espaces et de matériaux. Les limites transitoires entre les différentes matières sont estompées comme une sédimentation, où la fragmentation des pavés atténue la brutalité de passage d’un élément à un autre. L’évolution se manifestera non seulement par la transformation matérielle mais également par le traitement des différents matériaux, montrant l’évolution des méthodes.

Par ailleurs, des lieux propices au développement de la biodiversité sont introduits dans la structure, avec des espaces ouverts et une façade hybride comportant tantôt des ouvertures, tantôt des habitats pour animaux (ruches, nichoirs à oiseaux et à chauve-souris). Cette double-peau met en œuvre une interaction entre les humains et les autres vivants.

Comme une greffe, le bâtiment s’intègre superficiellement afin de partager ses atouts. Basé sur un principe d’échange et de transmission, il permet la réflexion commune, mais également des échanges thermiques, de lumière, de ventilation et de flux de personnes, à travers des percements. Construit en matériaux géosourcés et biosourcés, il est conçu à partir de matières minérales et de fibres végétales. Les tuiles de palmier permettent au bâtiment de se fondre dans le paysage de toitures en ardoise.

L’objectif étant de ne pas rompre avec le passé mais de persister dans l’avenir, le projet vise à préserver le paysage urbain en protégeant l’existant, et permet une hybridation par l’association de l’ancien, en lui conférant une identité, au nouveau, en ciblant une pérennité.