L’Architecture au profit du bien-être, Inès Ibn Abdeljalil


L’Architecture au profit du bien-être
Entre architecture et santé mentale
Moulay Yaâcoub, Maroc

Inès Ibn Abdeljalil

Directeur(trice) : Gaston Tolila
Référent(e) : Marlène Ghorayeb

L’espace architectural peut-il influencer le bien-être des personnes souffrant de problèmes de santé mentale ?

De quelle manière l’organisation du bâtiment est propice au bien-être et comment notre environnement à la fois construit et non construit influence-t-il notre psychique ?

L’espace architectural agit de manière significative sur nos représentations et nos rapports à autrui et aux lieux, d’autant plus chez les personnes en proie à un désordre mental offrant une sensibilité exacerbée face à certaines sollicitations du milieu ambiant.

La réhabilitation psychosociale de l’individu n’est pas seulement un travail sur le patient lui même mais aussi sur l’environnement qui l’entoure. La mise en place d’un projet architectural en ce sens renvoie à une intervention travaillant sur l’espace en tant qu’environnement qui favorise le rétablissement du malade afin qu’il puisse réintégrer la société.

L’architecture thérapeutique a pour but finalement de réduire le stress et les angoisses des malades en prenant en considération leur état et en leur permettant d’améliorer leurs rapports sociaux progressivement à travers la transition entre les espaces communs et privés.

Le projet architectural en milieu psychiatrique aujourd’hui doit s’aligner avec le projet thérapeutique et refléter une volonté de mieux soigner les malades mentaux et œuvrer à leur réinsertion sociale. La remise en cause du système de prise en charge et du parcours de soins psychiatrique au Maroc révélera un retard et un manque des lieux de suivi et de soins qui permettent au malade de se rétablir et de reprendre goût à la vie en dehors de l’hôpital psychiatrique.