
Architecte français au parcours singulier, Francis Solerdéveloppe depuis plusieurs décennies une pratique qui explore les relations entre art, technique, économie et territoire. Le mardi 3 novembre 2026 à 18h30, l’École Spéciale d’Architecture l’accueille dans le cadre de son cycle Open Lectures pour une conférence intitulée « L’architecture dans tous ses états » .
Une architecture qui refuse les réponses toutes faites
Pour Francis Soler, chaque projet constitue l’occasion d’élaborer une réponse architecturale spécifique. À rebours des effets de style et des formes reproduites indépendamment de leur contexte, sa démarche privilégie une architecture attentive aux particularités de chaque situation, à ses contraintes comme à ses possibilités.
Cette approche repose sur un dialogue constant entre des dimensions parfois considérées comme opposées : abstraction et figuration, exigence et simplicité, liberté de création et rationalité constructive. Loin de réduire l’architecture à sa seule expression formelle, Francis Soler intègre à sa réflexion les conditions techniques et économiques qui rendent un projet réalisable.
Son travail interroge ainsi la capacité de l’architecture à conjuguer ambition artistique, pertinence constructive et réponse aux enjeux contemporains.
De l’expérimentation architecturale aux grandes commandes publiques
La trajectoire de Francis Soler se distingue très tôt par des projets qui affirment sa conception personnelle de l’architecture. La Tribune présidentielle du 14 juillet, en 1983, puis le projet du Centre de Conférences Internationales de Paris, en 1990, contribuent à sa reconnaissance et témoignent de son intérêt pour les relations entre création architecturale et maîtrise technique.
Cette démarche se prolonge à travers des programmes et des échelles variés. À Paris, l’immeuble des Bons-Enfants, réalisé pour le ministère de la Culture, illustre son intervention sur un équipement institutionnel majeur. Sur le plateau de Saclay, le centre de recherche et développement d’EDF accueille un programme scientifique réunissant 1 500 chercheurs.
D’autres projets, comme la Maison du Numérique à Sarcelles ou les opérations de logements à Auteuil, témoignent d’une pratique attentive aux usages, aux performances urbaines et aux dimensions économiques de la construction.
À l’échelle territoriale, ses réflexions s’étendent également aux enjeux climatiques et aux risques majeurs, notamment à travers des propositions pour un pont sur l’Arno, en Italie, et l’aménagement des terrains de la Capelette, à Marseille.
Penser l’architecture dans toute sa diversité
Au-delà de la conception et de la construction, Francis Soler inscrit sa pratique dans une réflexion plus large sur le rôle de l’architecte. Son engagement dans l’enseignement, en France comme à l’étranger, ainsi que ses prises de position en faveur du logement, prolongent son travail au-delà du cadre strict du projet architectural.
Lauréat du Grand Prix national de l’architecture en 1990, nommé commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres en 2005 puis chevalier de la Légion d’honneur en 2007, Francis Soler a développé une œuvre qui traverse différentes générations, programmes et problématiques architecturales.
Avec « L’architecture dans tous ses états », cette rencontre à l’ESA sera l’occasion de revenir sur une trajectoire où l’architecture se construit à la croisée de multiples disciplines et d’interroger la manière dont chaque projet peut donner lieu à une réponse singulière.
Informations pratiques
Mardi 3 novembre 2026 — 18h30
Amphi-cinéma
École Spéciale d’Architecture
254 boulevard Raspail, 75014 Paris
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.
Retransmission en direct par l’association étudiante AMESA sur le site, LinkedIn et Vimeo de l’ESA.









