Sustainable Construction Talks France :
la nouvelle génération d’architectes-ingénieurs de l’ESA prend la parole

publié le 12 octobre 2026
30/09
© Joseph Melin / Saint-Gobain

Le 30 septembre 2026, à l’occasion du Sustainable Construction Talks France organisé par Saint-Gobain en marge de BATIMAT, trois étudiants et alumni de l’École Spéciale d’Architecture ont participé à une table ronde consacrée à l’avenir de la construction. Entre architecture et ingénierie, transformation de l’existant, matériaux et intelligence artificielle, leur présence a porté le regard de la nouvelle génération au cœur du débat professionnel.

Comment adapter nos bâtiments aux conséquences du changement climatique sans renoncer à la qualité architecturale ? Comment faire évoluer les pratiques constructives, intégrer les ressources des territoires et tirer parti des nouveaux outils ? Ces questions ont traversé le Sustainable Construction Talks France, organisé le 30 septembre 2026 par Saint-Gobain, à Paris Porte de Versailles, dans le cadre du salon BATIMAT.

La dernière séquence de cette rencontre, conçue en dialogue avec l’École Spéciale d’Architecture, a donné la parole à Pauline Bellec, diplômée de l’ESA en 2025, Quentin Damblemont, étudiant en dernière année du double cursus ESA–ESTP, et Marc-Henri Plantier, étudiant architecte-ingénieur en cinquième année. Trois parcours réunis autour d’une même question : comment concevoir, rénover et transformer autrement ?

Architecture et ingénierie : deux cultures pour une même pratique

La complémentarité entre architecture et ingénierie a constitué un premier fil conducteur des échanges. À la compréhension des structures et des contraintes techniques s’ajoutent la conception, l’attention aux usages, l’expérience des espaces et les objectifs environnementaux. Ce croisement des savoirs permet d’aborder le bâtiment dans sa complexité, du projet au chantier.

Pour l’ESA, cette rencontre offre ainsi une occasion de rendre visible le parcours architecte-ingénieur et la capacité de ses étudiants et diplômés à dialoguer avec plusieurs métiers de la filière.

Transformer l’existant et composer avec les territoires

La rénovation et le réemploi des bâtiments occupent une place grandissante dans les préoccupations du secteur. Transformer un édifice suppose de travailler avec son histoire, sa structure et ses contraintes, mais aussi d’en imaginer de nouveaux usages. Cette démarche s’inscrit dans une réflexion plus large sur les ressources et les matériaux disponibles localement.

La trame de la table ronde abordait notamment la terre crue et la pierre, leur inertie thermique et leur intérêt potentiel dans une architecture bioclimatique, en association avec d’autres principes comme la ventilation naturelle. Elle soulevait également les conditions concrètes de l’innovation : choix des matériaux suffisamment en amont, coûts, essais et possibilités de déploiement.

L’intelligence artificielle : un outil à interroger, pas une réponse automatique

Les outils numériques et l’intelligence artificielle figuraient également parmi les sujets préparés pour cette discussion. De l’assistance au métré à la recherche d’études ou à l’exploitation de données, de nouveaux usages peuvent contribuer à alléger certaines tâches. Mais leur développement pose aussi des questions de contrôle, de confidentialité et de responsabilité, particulièrement lorsque les systèmes commencent à agir directement dans les logiciels.

Ces enjeux réaffirment la place du discernement professionnel, de la conception et des choix architecturaux : l’évolution des outils ne dispense pas de penser la finalité des projets.

S’adapter au climat : du constat au passage à l’action

Ce dialogue entre générations et disciplines rejoint les enjeux du livre blanc « Le défi de l’adaptation au changement climatique », publié en septembre 2026 par Saint-Gobain. Le document rappelle, à partir d’un rapport Saint-Gobain & Arup, que 80 % des bâtiments qui existeront en 2050 sont déjà construits aujourd’hui. Le défi ne concerne donc pas seulement la construction neuve : il exige aussi d’améliorer la résilience du patrimoine existant face aux fortes chaleurs, aux sécheresses et aux inondations.

Le livre blanc insiste sur la nécessité d’associer atténuation des émissions et adaptation au climat, en mobilisant conjointement concepteurs, ingénieurs, industriels, maîtres d’ouvrage et acteurs publics. Les réflexions portées par les jeunes architectes-ingénieurs trouvent toute leur place dans cette démarche collective.

Faire une place à la génération qui transforme déjà le secteur

La participation de Pauline Bellec, Quentin Damblemont et Marc-Henri Plantier illustre l’intérêt de confronter les apprentissages, les expérimentations et les premières expériences professionnelles aux défis concrets de la filière. En donnant la parole à ses étudiants et alumni dans un espace de dialogue avec les acteurs de la construction, l’ESA affirme l’importance d’une formation ouverte aux réalités contemporaines et à l’évolution des pratiques.

L’ESA remercie Saint-Gobain pour cette invitation et pour la place accordée à la nouvelle génération dans ces échanges.

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