
Le jeudi 29 octobre 2026 à 18h, l’École Spéciale d’Architecture invite le public à une nouvelle Controverse consacrée à l’avenir de Paris face au changement climatique. À travers un débat réunissant architectes, enseignants et chercheurs, cette rencontre interrogera les conditions d’habitabilité de la capitale à l’horizon 2050 et le rôle de l’architecture dans les transformations environnementales et sociales à venir.
Paris à 50 °C : quelle ville pour demain ?
À quoi ressemblerait Paris si les températures atteignaient 50 °C ? Comment habiter, travailler, circuler et vivre ensemble dans une capitale confrontée à des épisodes de chaleur extrême ? Et surtout, quelles transformations engager aujourd’hui pour éviter que la ville de demain ne devienne inhabitable ?
Derrière cette projection se dessinent des questions qui dépassent largement celle du confort thermique. L’accélération du changement climatique, l’effondrement de la biodiversité et l’aggravation des inégalités sociales bouleversent les conditions mêmes de notre existence dans les espaces urbains.
Face à ces mutations, les villes multiplient les stratégies d’adaptation. Végétalisation, transformation du bâti existant, évolution des usages et nouvelles manières d’aménager l’espace public participent d’une réflexion plus large sur la capacité des territoires à faire face aux bouleversements climatiques.
Mais adapter suffit-il ? Peut-on continuer à concevoir et à habiter la ville selon les mêmes modèles, en cherchant simplement à en atténuer les conséquences environnementales ? Ou faut-il engager une transformation plus profonde de notre rapport à l’architecture, aux ressources et au vivant ?
C’est autour de ces interrogations que s’articulera la Controverse « 2050, 50° : Paris infernal ou métamorphosé ? », organisée à l’École Spéciale d’Architecture.
L’architecture face aux limites de l’habitabilité
La question climatique oblige aujourd’hui les architectes à reconsidérer leurs pratiques, leurs responsabilités et les conditions dans lesquelles ils interviennent.
Comment concevoir des espaces capables de résister aux changements climatiques tout en préservant leur qualité d’usage ? Comment penser la transformation des villes sans accentuer les inégalités entre leurs habitants ? Quelle place accorder aux écosystèmes, aux ressources naturelles et aux interdépendances entre les formes de vie ?
La notion d’habitabilité devient ainsi un enjeu central, à la croisée de l’architecture, de l’urbanisme, de l’écologie et des sciences humaines.
Au-delà des réponses techniques, cette Controverse propose d’examiner les choix de société qui orientent la transformation de nos environnements construits. Elle invite à questionner les modèles existants, à confronter différentes perspectives et à envisager l’architecture comme une discipline capable de contribuer activement aux débats sur notre avenir collectif.
Trois regards pour nourrir le débat
Pour explorer ces enjeux, l’ESA réunira trois personnalités dont les parcours croisent pratique architecturale, enseignement et recherche :
Susanne Stacher, architecte, professeure à l’ENSA Versailles et chercheuse au LéaV.
Yannick Gourvil, architecte associé chez BMC2, enseignant à l’ENSA Paris-La Villette et chercheur au GERPHAU.
Angela Ka Ki Lee, fondatrice de HAAU architecture studio et enseignante à l’ESA.
La rencontre se déroulera sous l’encadrement de Claudia Mion, psychosociologue, docteure et HDR en philosophie, professeure à l’ESA, et de Chris Younès.
À travers la confrontation de leurs expériences et de leurs réflexions, les échanges permettront d’explorer différentes manières d’appréhender l’adaptation climatique, les transformations urbaines et les futurs possibles de Paris.
Les Controverses : apprendre à penser l’architecture par le débat
À l’École Spéciale d’Architecture, les Controverses s’inscrivent dans une tradition pédagogique fondatrice : ouvrir l’enseignement de l’architecture aux grandes questions qui traversent la société, au-delà des seuls débats internes à la discipline.
Conçues comme des tables rondes interdisciplinaires et interprofessionnelles, elles réunissent des personnalités aux expériences et aux positions potentiellement divergentes autour d’un enjeu contemporain majeur.
Leur singularité réside également dans la place accordée aux étudiants. Loin d’être de simples spectateurs, ceux-ci prennent part à la construction du débat : recherches documentaires, identification des différentes positions, préparation des échanges, présentation des invités, animation de la rencontre et rédaction d’une synthèse destinée au grand public.
Cette démarche les invite à développer leur esprit critique, leur capacité d’argumentation et leur aptitude à dialoguer avec des acteurs issus de différents champs disciplinaires.
Elle affirme surtout une conviction : former des architectes ne consiste pas uniquement à leur apprendre à concevoir des bâtiments, mais aussi à leur donner les moyens de comprendre, d’interroger et de participer aux transformations de la société.
Avec « 2050, 50° : Paris infernal ou métamorphosé ? », l’ESA poursuit cette ambition en plaçant ses étudiants au cœur d’un débat dont les enjeux concernent directement l’avenir de leur profession et de nos manières d’habiter.
Informations pratiques
Controverse — « 2050, 50° : Paris infernal ou métamorphosé ? »
Date : jeudi 29 octobre 2026
Horaire : 18h
Lieu : École Spéciale d’Architecture, 254 boulevard Raspail, 75014 Paris
Accès : entrée libre, dans la limite des places disponibles
Avec Susanne Stacher, Yannick Gourvil et Angela Ka Ki Lee.
Sous l’encadrement de Claudia Mion et Chris Younès.
Une rencontre ouverte à toutes et à tous pour débattre des futurs possibles de Paris et de la place de l’architecture face aux défis climatiques.








