Interface entre l’intime et le partagé, Sarah Emara


Interface entre l’intime et le partagé
Stains, Ile-de-France, France

Sarah Emara

Directeur(trice) : Lionel Lemire
Référent(e) : Marco Stathopoulos

A travers mon expérience personnelle, je me suis vite rendu compte que selon moi, il existe un potentiel dans les grands ensembles mais qui est mal interrogé aujourd’hui. Il est donc important de questionner les espaces communs au sein de ces grands ensembles pour en tirer profit.

Je souhaite à travers mon projet de fin d’études m’intéresser à la question de ces espaces communs mais plus précisément de l’espace intermédiaire, notamment leurs relations avec les logements au sein de l’habitat collectif.

Ce travail commencera par un nouveau dessin des espaces intimes au sein des logements, en passant par celui des espaces communs au sein même de l’immeuble jusqu’aux espaces communs liés à l’immeuble comme les jardins intérieurs et les cours en mettant en valeur les espaces intimes mais aussi les espaces de sociabilité et d’échange au sein de la ville de telle sorte à contribuer à des expériences riches de vivre-ensemble, de qualité de vie et de civilité.

Selon moi, aujourd’hui, il existe une difficulté et une ambiguïté à traiter les espaces intermédiaires. L’étude des espaces publics ou privés ainsi que les espaces intermédiaires souligne l’importance de leur dessin en fonction des usages que l’on imagine, bien-sûr il ne s’agit pas de repérer les espaces dit "vides" au sein des immeubles afin d’en faire un espace collectif de sociabilité, mais il est important d’attribuer des qualités d’usages différentes aux espaces intermédiaires de telle sorte à apporter des qualités d’usages privés et communes complémentaires au logement.

Il est question, à travers ce travail, au-delà d’offrir des espaces communs de sociabilité complémentaires au logement, de créer des nouvelles formes d’habitat et de sociabilité. En s’intéressant aux espaces intermédiaires au sein des grands ensembles, l’enjeu est d’atténuer l’inégalité vis-à-vis des accès à l’urbanité et d’atténuer les discriminations qui s’exercent entre les différents groupes qui composent notre société, et plus encore de permettre l’intégration des individus au sein de la société à travers le partage de telle sorte qu’ils soient capables d’évoluer avec l’autre.