Une architecture pour l’enfance, Rima Bach


Une architecture pour l’enfance
Créteil, Ile-de-France, France

Rima Bach

Directeur(trice) : Frank Salama
Référent(e) : Alain Pélissier

« Chaque enfant est le père de l’Homme », en effet l’enfant d’aujourd’hui est en quelque sorte son propre père, le père de l’homme qu’il sera demain. Et d’autre part, le père des hommes à venir.

Le but de mon projet de fin d’études est de pouvoir permettre l’éducation pour tous par l’intervention de l’architecture, afin de proposer des encadrements adaptés a l’épanouissement complet de l’enfant dès son plus jeune age, peu importe sa situation, physique, mentale, sociale,… par une école de pédagogie Montessori.

Inculquer de bonnes valeurs, adapter l’enfant à son environnement et lui permettre de découvrir une multitude d’expériences est alors le rôle non seulement d’un parent, mais aussi de l’école. Car l’école étant l’un des bâtiments les plus fréquentés durant le cours d’une vie, elle joue son rôle sur la construction, le développement et l’épanouissement des enfants. Faut-il être juste, ou se normer ? Apprendre, ou se tromper ? naître, ou se projeter ? Tant de questions qui arment l’enfant à la vie qui l’attend.

Cette question d’ordre social nous donne alors à réinterroger la mauvaise santé du système scolaire français, afin de rejoindre le fondement de la pédagogie Montessori, et en éloignant les clichés actuels qui tendent à faire croire à l’élitisme de ces écoles. Ce projet d’école Montessori vise à replacer ce groupe scolaire dans son contexte de genèse, c’est a dire dans un milieu mixte, où cités et quartiers chics se croisent, où la population n’y a pas accès, et où elle est encore plus éloignée du savoir et du besoin d’éducation.

L’école Montessori de mon PFE est intercommunale, située a Créteil, en bord de Marne, sur la pointe de l’Ile Brise-Pain. Elle est alors génératrice de plusieurs catégories sociales et paysagères en accueillant les quartiers sensibles et aisés. Tout en faisant face à la Marne et à l’environnement contextuel végétalisé, le bâtiment se présente alors comme un village. Des jeux entre classes intérieures et extérieures mènent l’enfant a l’autonomie, au développement de sa motricité, de son orthophonie, de sa curiosité,...

Des jeux de seuils et de matérialités entre les classes permettent de franchir des caps en douceur, considérés comme rituels afin de s’adapter au rythme de chaque enfant. Des activités en relation avec le contexte, comme des fermes pédagogiques ou des sports sur la Marne. Tout devient alors support d’usage à l’apprentissage de l’enfant.